
Où en est la lutte contre l’artificialisation des sols ? Un récent article du magazine Le moniteur revenait sur la convention citoyenne pour le climat du 22 août dernier. Cette loi Climat et Résilience cherche à ancrer l'écologie dans notre société.
ZAN QUÉSACO ?
En 2050, l'objectif national serait d'atteindre le « zéro artificialisation nette » (ZAN). Objectif qui doit se traduire dans les documents d’urbanisme par une réduction progressive des surfaces artificialisées. Ce qui implique de modifier en cascade de très nombreux PLU et PLUi d’ici 2027.
L' ÉCHÉANCIER DU ZAN - ZÉRO ARTIFICIALISATION NETTE
Le ZAN est un objectif en deux temps que s'est fixé le gouvernement français :
Cet objectif pèse sur les collectivités territoriales qui sont décisionnaires des PLU. Il contraint bien évidemment les promoteurs immobiliers et les organismes de logement social dans leur coût et leurs objectifs de construction.
LA SOLUTION DES FRICHES INDUSTRIELLES
Dans ce contexte de gestion économe des sols, les friches industrielles, commerciales, ferroviaires, militaires ou hospitalières peuvent devenir des opportunités.
Et ce, dans une logique d’urbanisme circulaire. Un fonds de 650 millions d’euros (fonds friches) a été créé par le Ministère de la Transition écologique, destiné à la conversion de 1300 hectares d’entre elles. C’est également sur une ancienne friche industrielle que se déploie actuellement le chantier de l’école EM Lyon.
AXIS a d’ailleurs rénové, réhabilité et transformé de nombreuses friches depuis 1993 : Intermarché Le Montélier (26), Intermarché à Champagnole (39) ou Jardival à Perrigny (39).
Rigueur, créativité, technicité. Voici trois mots qui décrivent bien Alex Michel, notre chef de projet – dessinateur chez AXIS MO. Il nous partage son parcours, son quotidien et sa vision d’un métier en constante évolution.
Quel est ton parcours avant d’intégrer AXIS MO ?
J’ai commencé par un BTS dans l’industrie plastique, avant de rejoindre l’Armée de l’air comme mécanicien spécialiste en structure aéronautique. Puis j’ai choisi de me reconvertir en architecture d’intérieur à Bordeaux. J’ai ensuite intégré un bureau d’études chez Eiffage, avant de rejoindre AXIS MO. Je suis alsacien d’origine, j’ai vécu sur le Bassin d’Arcachon, et je suis à Lyon depuis deux ans.
Quel est ton rôle aujourd’hui chez AXIS MO ?
Je suis en charge des projets d’architecture :
J’interviens principalement de l’esquisse jusqu’au passage vers l’économiste. Les clients comptent beaucoup sur nous, notamment pour la maîtrise des normes et des réglementations. Il faut être rapide, précis, et toujours à jour.
Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier ?
La conception. J’aime jouer avec les volumes, les espaces, chercher des solutions concrètes à des problématiques complexes. Par exemple, sur un projet au Parc des Expositions de Savoiexpo, il fallait fluidifier la circulation entre trois niveaux. L’enjeu était à la fois esthétique et pratique : rendre l’accès simple, intuitif, confortable. Trouver l’équilibre entre design et fonctionnalité, c’est ce qui me motive.
Comment décrirais-tu l’ambiance chez AXIS MO ?
On est une petite équipe, ce qui facilite énormément les échanges. Il y a une vraie dynamique de veille réglementaire. Certains, comme Sophie Leblanc, sont très pointus sur ces sujets, et ça tire tout le monde vers le haut. On apprend en permanence. C’est stimulant.
Comment vois-tu évoluer le métier ?
L’intelligence artificielle va clairement faciliter certaines tâches : analyses de plans, lecture de documents, génération de bases de croquis…Mais il faut rester vigilant.
Les outils vont évoluer, peut-être que certaines compétences se transformeront. Mais moi, ce qui me motive, c’est que j’apprends encore tous les jours.
Et ça, ça donne envie de venir chaque jour au bureau.